Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte libre

La pensée est la vertu première de l’homme, de laquelle toutes les autres découlent. Et son vice premier, la source de tous ses maux, est cet acte inqualifiable que vous pratiquez tous en refusant obstinément de l’admettre: la fuite, la  suspension intentionnelle de la conscience, le refus de penser –non l’aveuglement, mais le refus de voir; non l’ignorance, mais le refus de savoir. C’est l’acte de ne pas concentrer votre esprit, de le noyer dans un brouillard intellectuel, afin de n’avoir pas à endosser la responsabilité de juger, et cet acte repose ultimement sur cette prémisse inavouable: que les choses cesseront d’exister si vous refusez de les identifier, que ‘A’ ne sera pas ‘A’ tant que vous ne l’aurez pas admis. (Ayn Rand, Atlas Shrugged )

Mercredi 16 juillet 2008

L'éthique objectiviste prône et soutient fièrement l'égoïsme rationnel, c'est-à-dire les valeurs requises pour la survie de 1 'homme en tant qu'homme, c'est-à-dire les valeurs requises pour la survie humaine. Et non les valeurs découlant des désirs, des émotions, des «aspirations», des impressions, des caprices ou des besoins de brutes irrationnelles qui ne se sont jamais élevées au-delà des pratiques primordiales des sacrifices humains, n'ont jamais découvert la société industrielle, et ne peuvent concevoir d'intérêt personnel qu'en pillant à tout moment ce qui se trouve autour d'eux.


L'éthique objectiviste considère que ce qui est bon pour l'homme ne nécessite pas de sacrifices humains et ne peut être accompli par le sacrifice des uns en faveur des autres. Elle considère que les intérêts rationnels des hommes ne se contredisent pas, et qu'il ne peut y avoir de conflits d'intérêts entre des hommes qui ne désirent pas ce qu'ils ne méritent pas, qui ne font ni n'acceptent de sacrifices et qui traitent les uns avec les autres sur la base d'un échange librement consenti, donnant valeur pour valeur. Le principe de l'échange est le seul principe éthique rationnel pour toutes les relations humaines, personnelles ou sociales, privées ou publiques, spirituelles ou matérielles. C'est le principe de la justice.


Celui qui applique le principe de l'échange est un homme qui gagne ce qu'il obtient et qui ne donne ni ne prend ce qui n'est pas mérité. Il ne traite pas les hommes comme des maîtres ou des esclaves, mais comme des égaux indépendants. Il fait affaire avec eux au moyen d'échanges libres, volontaires, non forcés et non coercitifs, échanges qui bénéficient à chaque partie selon leur propre jugement indé- pendant. Cet homme ne s'attend pas à être payé pour ses tares, mais seulement pour ses réalisations. Il ne reporte pas sur les autres le fardeau de ses fautes et n'hypothèque pas sa vie pour supporter les leurs.

 

Dans les affaires spirituelles (par «spirituelles» j'entends ce qui concerne la conscience de l'homme), la monnaie ou le moyen d'échange est différent, mais le principe est le même. L'amour, l'amitié, le respect ou l'admiration sont la réponse émotive d'un homme aux vertus d'un autre, le paiement spirituel donné en échange pour le plaisir personnel, égoïste qu'un homme retire des qualités de caractère d'un autre homme. Seul un altruiste ou une brute pourrait prétendre que l'appréciation des vertus d'une autre personne est un acte désintéressé, et que, pour autant que notre propre intérêt égoïste est concerné, cela ne change rien que l'on fasse affaire avec un génie ou un idiot, qu'on fasse la connaissance d'un héros ou d'un bandit, ou que l'on épouse une femme idéale ou une salope. Dans les affaires spirituelles, l'homme qui applique le principe de l'échange ne cherche pas à être aimé pour ses faiblesses ou ses défauts, mais seulement pour ses vertus, pas plus qu'il n'accorde aux autres son amour en conséquence de leurs faiblesses ou de leurs défauts, mais seulement en conséquence de leurs vertus.


Aimer, c'est valoriser. Seul un homme rationnellement égoïste, un homme qui a l'estime de soi, est capable d'amour, parce qu'il est le seul homme capable d'avoir des valeurs fermes et cohérentes, sans compromis et avec intégrité. L 'homme qui ne se valorise pas lui-même, ne peut valoriser personne ni quoi que ce soit.


C'est uniquement en se fondant sur l'égoïsme rationnel, sur la justice, que les hommes peuvent avan- tageusement se réunir pour vivre ensemble dans une société libre, pacifique, prospère, bienveillante et rationnelle .


AYN RAND, la vertu d'égoïsme, éditions les belles lettres, Paris 1993, collection "iconoclaste" dirigée par Alain Laurent et Pierre Lemieux


par Vae publié dans : philosophie
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Recherche

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus